Archives de l’auteur : Christophe Benavent

#Lawlab République Numérique : un atelier pour comprendre et participer

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Lieu : l’Atelier documentaire – Bibliothèque Universitaire de Paris Ouest- Nanterre

Date : 15 Octobre 2015 de 14h à 18h

L’initiative est prise par le Master MOPP en collaboration avec la BDIC de l’Université Paris Ouest et animée par Lionel Maurel et Christophe Benavent. Elle est ouverte à tous dans les limites de place ( 25)  ( envoyez un mail à Christophe.benavent (@)gmail.com .

Fruit d’une gestation longue de plus de deux ans, le projet de loi pour une République numérique préparé par les services d’Axelle Lemaire au secrétariat à l’économie numérique fait actuellement l’objet d’une consultation nationale, à partir d’un dispositif innovant. Le texte du projet est en effet présenté sur une plateforme, article par article, sur laquelle les internautes sont appelés à laisser avis, commentaires et propositions. Au terme d’un processus de trois semaines, le gouvernement s’engage à fournir une synthèse de ces contributions et à répondre aux propositions ayant obtenues le plus de vote, pour expliquer pourquoi elles auront été retenues ou non.

Lien vers la plateforme : http://www.republique-numerique.fr/

L’ambition affichée est d’aboutir à une loi « co-créée avec les internautes », ce qui constitue une première dans l’histoire de l’élaboration des textes législatifs en France. Le projet de loi, qui a été préparé en amont par un rapport « Ambition numérique » élaboré par le Conseil National du Numérique, aborde de nombreux sujets en lien avec le numérique, avec la volonté de créer de nouveaux droits au bénéfice des individus : neutralité du net, portabilité des données, droit au maintien de la connexion, confidentialité des correspondances privées, droit à l’oubli des mineurs, informations des consommateurs sur les avis en ligne, ouverture des données publiques, mort numérique, meilleure accessibilité pour les personnes handicapées, etc.

Cet atelier se propose de présenter cette démarche originale et d’en faire découvrir ses mérites et ses limites aux participants, en expérimentant concrètement la participation sur la plateforme. Suffit-il en effet d’ouvrir une plateforme de contributions pour favoriser la participation citoyenne ? La lisibilité du texte de loi permet-elle une compréhension par le plus grand nombre ? Comment l’ergonomie et le design de la plateforme peuvent-ils influer sur le résultat de la consultation ? Comment articuler participation des internautes et arbitrage par les représentants élus ? Quelle est la part entre les contributions individuelles et celles portées par des groupes de pression ? Une consultation comme celle dont fait l’objet le projet de loi pour une République numérique interroge sur l’impact du numérique sur la fabrique des politiques publiques.

 

 

Cours d’épistomologie et de méthode qualitative en sciences de gestion

21304451531_c1b92a3192_zResponsable du cours : Armand Hatchuel (Centre de Gestion Scientifique, Ecole Nat. Sup. des Mines de Paris)

Ce cours de tronc commun a trois objectifs :

  • Présenter aux étudiants l’épistémologie propre aux sciences de Gestion en situant ces dernières tant par rapport aux sciences sociales (théories interprétatives de l’action en organisation ou en entreprise), que par rapport aux sciences de l’ingénieur ( développement d’outils et d’instruments destinés à infléchir l’action).
  • Initier les étudiants aux problèmes de l’observation et de l’analyse des phénomènes de gestion par la mobilisation de méthodes qualitatives : analyse longitudinale, observation, entretien, recherche-intervention, recherche collaborative etc…
  • Préparer les étudiants à la recherche en montrant l’articulation des cadres théoriques et du mode de construction des faits en sciences de gestion

Le cours comporte 9 séances de 2h30 :

1. Introduction aux sciences de gestion ; éléments d’histoire et spécificités. Principaux courantsclassiques de recherche. Analyse de la division entre théorie des organisations et théorie des instruments de gestion. Division fonctionnelle des sciences de Gestion.

2. Epistémologie de l’observation : présentation des évolutions de la notion d’observation dans les Sciences. Théorie de l’expérience. Théorie de l’interaction observateur-observé. Problématique de l’observation en sciences humaines et sociales. Les différentes positions du chercheur.

3. Epistémologie de l’action : nécessité de l’épistémologie de l’action en sciences de gestion. Modèles classiques de l’action dans les sciences sociales et dans les sciences de l’ingénieur. Elargissement des modèles de l’action en sciences de gestion. Intégration de l’épistémologie de l’observation et de l’épistémologie de l’action dans la mise en œuvre des recherches en Gestion.

4. Présentation des méthodes qualitatives à partir d’exemples de recherche : cas n° 1 : en milieu industriel : l’entretien comme pratique de recherche, la restitution, l’analyse des transformations

5.Présentation des méthodes qualitatives à partir d’exemples de recherche : cas n° 2 : en milieuhospitalier : les contingences historiques et institutionnelles, la construction de la problématique, les acteurs-clés,

6.Présentation des méthodes qualitatives à partir d’exemples de recherche : cas n° 3 : transports collectifs : les laboratoires de recherche en gestion, les partenariats, la publication des résultats

7.Etude des différentes Ecoles qualitatives en gestion : « Action research », « Action science »,collaborative research, Organization development. Hypothèses, terrains, résultats. Tableau raisonné des approches.

8.Initiation à la recherche sur le terrain. Modèles théoriques et analyse des faits en sciences de gestion : comment ne pas préconstruire les problématiques ? Qu’est ce qu’un fait nouveau en gestion ? Qu’est-ce qu’un résultat scientifique ?

9.Ouverture et pistes de recherche : les grands apports de le recherche en gestion. Place des sciences de gestion dans les sciences sociales. Apports respectifs. Rôle de la pensée formelle dans  l’évolution des sciences de gestion.

Ouvrages de base

  • The handbook of Organization, Warner et Sorge, Thomson publishers
  • The handbook of qualitative research : Denzin and Lincoln, Sage.
  • Les nouveaux fondements des sciences de gestion, David, Hatchuel, Laufer., Vuibert Fnege
  • Collaborative Research in organizations, Adler N ., Shani R., Styhre A. Sage
  • Du mode d’existence des outils de gestion, Moisdon, Seliarslan
  • L’invention de la gestion, Bouilloud et Lécuyer, l ’Harmattan.
  • Les grandes étapes de la pensée sociologique, R. Aron,

MOPP Séminaire 1 : « Action publique dans le secteur culturel»

Opéra BastilleProblématique: en quoi le cas du secteur culturel illustre-t-il les problématiques qui se posent au secteur public (organisations publiques et politiques publiques) ?

Enseignant : Frédéric Kletz  – CGS

Ce module a pour objet d’étudier la dynamique et le pilotage de l’action publique, à travers une plongée dans un secteur particulier (le secteur culturel), qui constitue un excellent terrain d’analyse, illustrant particulièrement bien un certain nombre de problématiques qui se posent au secteur public.

L’action publique en mouvement dans le secteur culturel : Au domaine culturel a longtemps été associée la notion d’action publique, sans que celle-ci soit remise en cause d’une manière ou d’une autre : l’intervention de la puissance publique dans le domaine culturel a été historiquement massive en France, notamment depuis la seconde guerre mondiale. Aujourd’hui, des remises en cause se font de facto. Les différents champs sont soumis à un mouvement de modernisation, qui se traduit par un changement dans les modes d’administration du secteur :

  •  remise en cause de la légitimité de l’Etat sur certaines de ses fonctions traditionnelles (via l’Europe notamment)
  •  démocratisation culturelle et participation des publics
  • nouvelle légitimité du regard gestionnaire dans le secteur public
  • décentralisation
  • arrivée de nouvelles théories économiques
  • interrogations sur le fonctionnement de l’Etat lui-même (réforme de l’Etat, LOLF, montée des problématiques RH, débats répétés autour du statut de fonctionnaires et du rôle des corps,…).

Ces évolutions posent un certain nombre de questions sur la légitimité de l’intervention publique dans le domaine culturel. Les processus de modernisation à l’œuvre traduisent-ils une dérive de l’administration publique par rapport aux principes généraux qui jusqu’à présent, légitimaient son action ? ou plutôt une révision et un assouplissement des principes qui avaient conduit à une intervention massive dans le domaine culturel ? Sur quoi ce mouvement peut-il déboucher ?

Nous allons voir que ce mouvement se caractérise, en fait, par l’invention de nouvelles formes d’action publique, qui s’adaptent mieux aux nouveaux contours du secteur, à ses nouvelles contraintes et caractéristiques. L’évolution du mode d’intervention de la puissance publique renvoie au changement que connaît le secteur culturel lui-même. Mais certaines inerties demeurent, reposant non seulement sur les instruments de gestion de l’administration, mais également sur une certaine « culture », une idéologie dominante, freinant un certain nombre d’évolutions, et aboutissant à de nombreuses interrogations, voire à des dérives du mode d’intervention publique. Un apport de nouveaux savoirs pourrait alors apparaître comme le moteur d’une nouvelle dynamique de l’action publique.

Fil directeur du module:

Plus concrètement, ce cours fait le point sur les différents aspects qui touchent le secteur culturel depuis quelques années : multiplication des investissements culturels souvent d’ampleur importante (de la BNF à l’Opéra Bastille), multiplication d’« événements » culturels (avec notamment les grandes expositions muséographiques), nouvelles modalités de fonctionnement du ministère (décentralisation, GRH,…), irruption des nouvelles technologies de la communication (visite virtuelle de musées, téléchargement de musiques…), multiples  interventions publiques, mais également, conflits sociaux, grèves, difficultés financières,… Il entre dans les méandres de ce secteur public, en en étudiant son mode de fonctionnement, ses spécificités et ses contraintes, son organisation, son mode de régulation, la coordination entre acteurs, les questions   ’évaluation, les logiques des acteurs de ces « mondes de l’art », les forces qui les régulent, et évidemment les modalités de l’intervention publique.

Ce module aborde les questions de politiques publiques, de gestion des entreprises publiques et des biens publics, en procédant à un gros plan sur un secteur particulier, qui permet de balayer un certain nombre de thèmes transversaux (mode de fonctionnement des institutions publiques impliquées, financement et régulation, rémunération d’un bien public, création de produits publics,…). Les questions d’esthétique (sauf sous l’angle de leur interaction avec la gestion), ou celles qui concernent l’acte de création ou la personnalité des créateurs ne seront, en revanche, pas traitées. Le cours s’appuie sur des exemples concrets, issus des recherches effectuées notamment par le CGS, et sur différents témoignages d’acteurs du monde culturel.

  • Thématiques étudiées pendant le module :
    – Introduction : Légitimité et formes de l’action publique dans le secteur culturel
    – La GRH, comme levier de l’action publique – Stratégie de développement et mode de pilotage des institutions publiques culturelles
    – L’Etat, régulateur et législateur.
    – L’action publique face au changement du paysage culturel (introduction des NTIC dans l’industrie du disque et du cinéma) : quels acteurs ? quelle intervention publique ? Quelles règles instituées ? quels changements actuels ?
    – La démocratisation culturelles et la participation des publics
    – L’action publique face au développement de nouvelles formes de pratiques culturelles.
    – Les régimes de signification portées par les institutions culturelles.
    – Conclusion : quels enseignements dégager de cet exemple ? Pour une meilleure compréhension du management public

 

L’année 2015 pour les étudiants MOPP

Quelques précisions sur le déroulement de l’année et l’évaluation pour l’année 2015-2016

A noter :

  • Réunion d’accueil des étudiants  le 1er  octobre et la conférence de Frédéric Klezt le 6 octobre à 16h30 (école des Mines)

  • Tronc commun de début octobre au 20 décembre

  • Période de janvier à début avril : séminaires de recherche (cf ci-dessous)

  • Avril à septembre : travail de mémoire (et stage ou terrain éventuels) ;

  • pour les étudiants qui veulent candidater à une allocation de recherche ou à une bourse pour leur thèse en fin de MASTER M2, la session de juin est conseillée, celle de septembre obligatoire

Choix des séminaires de 2ème semestre :

  • Les séminaires du second semestre sont tous obligatoires, mais de volume réduit.

Mémoire :

  • La possibilité de présenter un mémoire est conditionnée à l’obtention d’une moyenne de 10 aux cours et séminaires

  • Le sujet de mémoire devra être accepté par un directeur de mémoire, directement sollicité par l’étudiant. Peuvent diriger les mémoires majeurs tous les enseignants du MASTER M2, y compris les enseignants de tronc commun.

  • Les étudiants doivent choisir leur directeur et leur sujet de mémoire avant le 31 mars.

  • Tous les cours sont terminés pour le 31 mars.

  • Remise des mémoires au directeur du Master M2 et au directeur de mémoire, avant le 5/9 (1ère session), le 5/11 (2ème session)

  • Soutenance du mémoire devant un jury composé d’au moins deux enseignants du MASTER M2 : 1ère session : vers le 15/9 – 2ème session : vers le 15/11.

Evaluation des étudiants :

  • Chaque module donne lieu à une note (qui pourra, le cas échéant, être combinée entre elles pour donner un nombre limité de notes, selon les contraintes administratives).

  • Dans chaque cours et séminaire, les modalités d’évaluation sont définies par les enseignants concernés.

  • Les absences aux cours devront être signifiées à l’avance ou excusées auprès de l’enseignant concerné.

  • Les notes sont transmises aux étudiants avant le 30 avril.

 

Séminaire GDO 5 Séminaire 5 : Les approches économiques et gestionnaires de la dynamique des entreprises

Philippe Lefebvre (Ecole des Mines), Didier Chabaud (ATOM-Univ. Cergy), Olivier Favereau (Paris-X), Franck Aggeri et Michel Nakhla (Mines)

Ce séminaire vise à faire dialoguer, autour de quelques objets de recherche et d‘action (citons : hiérarchie, équipes, contrats, développement durable et RSE, apprentissages, politiques de GRH), des approches économiques et des approches gestionnaires. L’enjeu est de mieux situer les apports respectifs de ces deux disciplines, leurs complémentarités, différences, divergences ou convergences d’approche. L’éclairage apporté dans le séminaire sur cette question, centrale, est ouvert, tant en raison de la variété des objets autour desquels s’effectuent ces confrontations, que de la variété des courants de gestion et d’économie mobilisés autour de ces objets. (Ces courants ne sont pas supposés nécessairement connus des étudiants mais sont présentés à chaque fois de façon rapide, de manière à pouvoir suivre et discuter les interprétations des cas proposées par les enseignants).

Séminaire GDO 4 : Mesures et démesure du management de la performance

Claire Dambrin, Jérémy Morales (ESCP Europe)

Le séminaire propose d’explorer les enjeux socio-organisationnels des dispositifs de gestion à partir de plusieurs thématiques relatives aux domaines du contrôle de gestion, de l’évaluation et du management de la performance. En accord avec les approches développées dans leurs travaux par les chercheurs intervenant dans ce séminaire, seront privilégiées les recherches étudiant les systèmes de contrôle tels que leurs utilisateurs les perçoivent, se les représentent et les mettent en pratique dans les organisations. Les travaux étudiés mobilisent ainsi différentes perspectives socio-économiques, socio-organisationnelles, historiques, psycho-sociales comme instrumentales sur les systèmes, outils et indicateurs de pilotage.

 

 

Séminaire GDO 3 : Apprentissage, décision, communication : les dynamiques cognitives de l’organisation

Hervé Laroche (ESCP Europe), Annie Borzeix, Florence Charue-Duboc (Polytechnique), Benoît Journé (Univ. Nantes).

Ce séminaire explore les dynamiques cognitives à l’œuvre dans les organisations à travers trois thèmes essentiels et complémentaires. L’organisation est étudiée successivement comme un lieu de production et de mobilisation de savoirs multiples ; comme un lieu où se fabriquent des choix à travers la construction et la diffusion de représentations ; et comme un lieu d’activité langagière, où les textes et les paroles façonnent les processus de coordination, d’interprétation, et de mémorisation.

> Télécharger le descriptif

 

Séminaire GDO 2 ; L’organisation et son environnement : une dynamique de structuration réciproque

Hervé Dumez (Polytechnique – CRG), Pierre-Jean Benghozi et Alain Jeunemaître (Polytechnique – CRG)

La question des relations entre les organisations et leur environnement s¹est complexifiée au fil du temps et a évolué vers l¹idée d¹une structuration réciproque : les organisations façonnent leur environnement en même temps qu¹elles sont façonnées par lui, et la notion même de structuration est complexe à appréhender. Elle ne peut en effet être abordée qu¹en adoptant une démarche qui permet de lier les phénomènes macro et micro. Pour ce faire, le séminaire se propose de choisir quatre thèmes différents : la technologie, les règles de droit économique, les relations entre les entreprises et les marchés financiers, la gestion des ressources humaines afin de mettre en lumière sur ces quatre thèmes les différentes dimensions de la structuration réciproque